Mardi 7 juillet 2009
Disait le renard au petit Prince qui l'avait apprivoisé....
L'image :
C'est beau un champ de blé, ça fait rêver. Du pain, plein de pain, à manger, ça rassure un champ de blé, en ce moment, c'est le bal des moissonneuses un peu partout, faut faire gaffe qd on roule, elles prennent toute la route, si on fait pas gaffe, on s'en mange une, et c'est deux fois la taille d'un gros camion une moissonneuse, les grosses bêtes qui vont raser le champ de blé, des camions de pain futur qui se font remplir... Ce champ là attendra encore deux ou trois jours, il est presque bon...
Tout à l'heure, j'ai trouvé dans ma boite à mails le rapport de Oxfam sur la progression de la pauvreté et de la faim liées au changement climatique
Suffering the science - climate change, people and poverty
Y avait cette petite phrase sympa dedans
" Oxfam’s message is: don’t give up. Tell world leaders you want a fair and safe future. Rich countries must cut their emissions now, and give developing countries the means to pursue low-carbon futures and to cope with the harmful effects of climate change. The true cost of climate change will not be measured in dollars, but in lives and human potential. That price is being paid already. "
La première réaction à cette ptite phrase était plutôt morose, la pensée que si ça se payait de façon plus flagrante en dollars, on aurait déjà accéléré la mise en place de mesures décisives. Zavez raison, c'est morose, j'admets, mais j'admets aussi que j'ai raison.
Pis en continuant à lire le rapport, j'ai voyagé en Afrique, en Asie, en Amérique du Sud, j'ai lu les interviews des paysans qui tous constatent le changement, tous sont obligés de changer leur façon de tenter, je dis bien tenter de produire à manger, pis j'ai lu les comptes rendus des évènements climatiques violents, inhabituels et meurtriers, bref, un rapport qui rappelle à quel point c'est déjà fait, le changement climatique, on est en plein dedans, et on assiste déjà à la pauvreté à la faim, à une recrudescence de violence, aux migrations, et c'est pas dur d'envisager la suite.
Ça raconte aussi de quelle façon il ne s'est pas insinué dans l'esprit de nos puissants que s'occuper du monde économique sans mettre l'avenir de la planète dans le shaker, c'est idiot.
En lisant depuis la France, on peut encore se dire que tout ce qu'on lit là, ça se passe loin, c'est avec cette pensée là que j'arrive encore à trouver "normal" que la terre ne soit pas une priorité, pour par exemple oublier l'abstention aux européennes....
Sauf que non, c'est pas loin que ça se passe.
Ma préoccupation des dernières semaines va entre autre à ces deux champs là, le changement climatique devant nos portes... Vous avez déjà tous constaté, je suppose, que cette année, les insectes sont arrivés de façon précoce, qu'ils sont plus nombreux et un poil plus gros que d'habitude ?
Vous vous rappelez la tempête ? Au lendemain de la tempête, y a eu des inondations, et à la place de champs qui se reposent, j'avais sur ma route deux énormes lacs.
On y a semé du blé, et voilà leur tête aujourd'hui :
Ça ce sont deux champs de blé, la moissonneuse pourra pas passer, et si elle passe, le blé sera invendable, les inondations ont fait remonter tout et n'importe quoi, et ce champ de blé produit cette année tout et n'importe quoi.
Pour se nourrir de ce que la moissonneuse récoltera, faut se pointer et faire le tri à la main......Imaginez simplement que ce paysan ne soit pas français, pas subventionné, pas indemnisé pour ses pertes...
Que la tempête et les inondations aient eu pour cause un réchauffement dû au cycle normal d'une planète, ou un réchauffement dû aux conneries humaines, et même si ce n'était qu'un épisode parmi d'autres, les saisons n'ont déjà plus la même tête chez nous et les dégâts sont déjà là, et il faut faire quelque chose.
Non ça se passe pas loin de nous, ça se passe partout, chez nous, les dégâts humains sont moindres, et chez nous pour le moment, on en profite encore.
Tant qu'on peut en profiter, on peut encore agir.
Rien que pour mettre à jour votre anglais :
Suffering the science - climate change, people and poverty
J'aimerai le bruit du vent dans les blés, puisque tu m'as apprivoisée.
L'image :
C'est beau un champ de blé, ça fait rêver. Du pain, plein de pain, à manger, ça rassure un champ de blé, en ce moment, c'est le bal des moissonneuses un peu partout, faut faire gaffe qd on roule, elles prennent toute la route, si on fait pas gaffe, on s'en mange une, et c'est deux fois la taille d'un gros camion une moissonneuse, les grosses bêtes qui vont raser le champ de blé, des camions de pain futur qui se font remplir... Ce champ là attendra encore deux ou trois jours, il est presque bon...
Tout à l'heure, j'ai trouvé dans ma boite à mails le rapport de Oxfam sur la progression de la pauvreté et de la faim liées au changement climatique
Suffering the science - climate change, people and poverty
Y avait cette petite phrase sympa dedans
" Oxfam’s message is: don’t give up. Tell world leaders you want a fair and safe future. Rich countries must cut their emissions now, and give developing countries the means to pursue low-carbon futures and to cope with the harmful effects of climate change. The true cost of climate change will not be measured in dollars, but in lives and human potential. That price is being paid already. "
La première réaction à cette ptite phrase était plutôt morose, la pensée que si ça se payait de façon plus flagrante en dollars, on aurait déjà accéléré la mise en place de mesures décisives. Zavez raison, c'est morose, j'admets, mais j'admets aussi que j'ai raison.
Pis en continuant à lire le rapport, j'ai voyagé en Afrique, en Asie, en Amérique du Sud, j'ai lu les interviews des paysans qui tous constatent le changement, tous sont obligés de changer leur façon de tenter, je dis bien tenter de produire à manger, pis j'ai lu les comptes rendus des évènements climatiques violents, inhabituels et meurtriers, bref, un rapport qui rappelle à quel point c'est déjà fait, le changement climatique, on est en plein dedans, et on assiste déjà à la pauvreté à la faim, à une recrudescence de violence, aux migrations, et c'est pas dur d'envisager la suite.
Ça raconte aussi de quelle façon il ne s'est pas insinué dans l'esprit de nos puissants que s'occuper du monde économique sans mettre l'avenir de la planète dans le shaker, c'est idiot.
En lisant depuis la France, on peut encore se dire que tout ce qu'on lit là, ça se passe loin, c'est avec cette pensée là que j'arrive encore à trouver "normal" que la terre ne soit pas une priorité, pour par exemple oublier l'abstention aux européennes....
Sauf que non, c'est pas loin que ça se passe.
Ma préoccupation des dernières semaines va entre autre à ces deux champs là, le changement climatique devant nos portes... Vous avez déjà tous constaté, je suppose, que cette année, les insectes sont arrivés de façon précoce, qu'ils sont plus nombreux et un poil plus gros que d'habitude ?
Vous vous rappelez la tempête ? Au lendemain de la tempête, y a eu des inondations, et à la place de champs qui se reposent, j'avais sur ma route deux énormes lacs.
On y a semé du blé, et voilà leur tête aujourd'hui :
Ça ce sont deux champs de blé, la moissonneuse pourra pas passer, et si elle passe, le blé sera invendable, les inondations ont fait remonter tout et n'importe quoi, et ce champ de blé produit cette année tout et n'importe quoi.
Pour se nourrir de ce que la moissonneuse récoltera, faut se pointer et faire le tri à la main......Imaginez simplement que ce paysan ne soit pas français, pas subventionné, pas indemnisé pour ses pertes...
Que la tempête et les inondations aient eu pour cause un réchauffement dû au cycle normal d'une planète, ou un réchauffement dû aux conneries humaines, et même si ce n'était qu'un épisode parmi d'autres, les saisons n'ont déjà plus la même tête chez nous et les dégâts sont déjà là, et il faut faire quelque chose.
Non ça se passe pas loin de nous, ça se passe partout, chez nous, les dégâts humains sont moindres, et chez nous pour le moment, on en profite encore.
Tant qu'on peut en profiter, on peut encore agir.
Rien que pour mettre à jour votre anglais :
Suffering the science - climate change, people and poverty
J'aimerai le bruit du vent dans les blés, puisque tu m'as apprivoisée.