Vendredi 13 novembre 2009


Elle écrit des poèmes, moi pas
Elle n'a pas d'ordinateur, moi si
Elle ne sait pas faire un blog, moi si
On la croise parfois dans le village ou plutôt un peu en dehors, sur les chemins qui bordent les prés, elle marche, avec un bâton de marche, elle marche vite et en silence, seule.
Quand elle nous reconnaît au loin, elle lève la tête pour que son regard puisse dépasser la visière de sa casquette et elle nous salue de loin. Nous aussi nous marchons, parfois nous ramassons des bâtons, pour en faire des bâtons de marche, mais nous les oublions toujours quand nous sortons, au final, les bâtons de marche, on en a une collection, qui finit par embaumer le coin de  la chambre.
Un jour elle m'a sorti son vieux cahier rouge pour me faire lire ses poèmes.
Comme on avait déjà organisé une soirée "littéraire" et qu'on allait sûrement le refaire, je lui proposais de venir les lire dans cette future soirée. Elle a dit "oh non surement pas", "je veux pas qu'on sache que c'est moi". Les gens ne sont pas toujours très tendres dans les villages, elle le sait mieux que personne.
Je lui ai proposé de lui faire un blog pour publier ses poèmes, parce qu'elle voudrait qu'on les lise, parce qu'elle voudrait des avis, parce qu'elle a encore envie d'en écrire, et que ça fait longtemps qu'elle n'a plus ouvert son cahier rouge pour y rajouter des lignes.
Son cahier rouge lui servait de bâton de marche pour la vie, et elle a besoin d'encouragements pour le reprendre, et d'avis, pour progresser.
Je vous invite donc, si vous voulez bien, à aller visiter son blog, et à lui laisser des commentaires.
Merci pour elle. 


Par ganja - Publié dans : je voudrais vous parler d'eux
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Vendredi 30 octobre 2009


Je faisais mon tour des blogs du matin et trouvais un blog fermé, un blog en pause, un blog où il faut dorénavant faire partie d'un cercle pour entrer, et un blog qui rappelait l'implacable fermeture de l'amour à l'usage de la mauvaise clef.
L'un d'eux avant de fermer avait écrit quelque chose autour des fleurs...offrir des fleurs.

Un tag qui circulait un moment sur la blogosphère demandait d'ouvrir le bouquin qu'on était en train de lire à la page telle et d'en recopier des mots.
Je me contentais ce matin de prendre le premier bouquin dans la bibliothèque, de l'ouvrir au hasard, et j'y trouvais ces mots, et j'ai beaucoup aimé l'image :
 
"Les vases de la cheminée étaient remplacés par des candélabres, afin sans doute de m'ôter le plaisir de les remplir de fleurs"
Balzac - le lys dans la vallée

Heureusement, sur ces blogs, on n'écrit pas pour recevoir des fleurs, mais plus souvent pour en exprimer, mais on en reçoit, et les commentateurs et trices qui viennent les bras chargés de fleurs doivent se retrouver un peu démunis ce matin.

On dit du lys blanc qu'il incarne la pureté, la modestie et la gentillesse. Pour la pureté, j'en sais rien, mais le blog fermé avait pour lui la modestie et la gentillesse. Belle fleur pour clore cet hommage.

Par ganja - Publié dans : en vrac
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Vendredi 23 octobre 2009
Il est malade, alors jle garde à la maison, et le voilà qui fouine la discothèque à vynil, en sort les Renaud et qui met et remet les chansons, il s'est arrêté sur quelques unes, et je souris sans rien dire....



et pis



et pis



et pis



Alors à tout hasard, je lui ai présenté :



et pis



Quand il remet "étudiant poil aux dents", c'est avec une légère crainte quand même que je l'écoute rire....
N'empêche, y a des chansons bien intemporelles.... Quand j'écoutais les deux dernières autrefois, j'aurais jamais soupçonné qu'aujourd'hui elles puissent me paraître aussi... non-anachroniques....
Par ganja - Publié dans : pour les ptits bouts d'cul
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Vendredi 16 octobre 2009
Musique anarchique, parfois harmonie, parfois chaos....
Bonne écoute

Watzatnoiz musikanarchik (clic)
Par ganja - Publié dans : musique
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Lundi 12 octobre 2009
Extrait....

"L'amour c'est quand le temps
Se transforme en mémoire
Et nous fait le présent
D'un passé plein d'espoir
Si tout ce que la vie
Nous offre ou nous prépare
Se noie dans un oubli
Précoce et dérisoire

Il me plait de penser
Que sans nous le hasard
N'aurait pu composer
Un monde aussi bizarre
Et que sans nos amours
Le temps serait mortel
Comme est le fil des jours
Quand la mort nous appelle"


Les mots qu'on n'a pas dit

"Dans le fond des tiroirs y a des chansons qui dorment
Et des mots que jamais on n'a dits à personne
Qui auraient pu changer le cours d'une existence
Mais qui ont préféré rester dans le silence

Des phrases emprisonnées dans des yeux qui s'appellent
Et que pas un baiser ne referme ou ne scelle
Jamais tous ces mots-là ne sombrent dans l'oubli
Ils se changent en regrets, en souvenirs transis

Mais les cendres du feu des mots qu'on n'a pas dits
Jamais ne sont vraiment éteintes ou refroidies
Elles se consument encore au cœur de nos mémoires
En réchauffant nos nuits d'une lueur d'espoir

Comme du temps qui dort
Au fond du sablier
Mais que l'on garde encore
Pour ne pas l'oublier

La nuit dans les miroirs y a des mots qui s'allument
Et qui refont parfois la gloire ou la fortune
Avec tous les regards qu'on n'a pas su saisir
Et les amours fanés qui semblent refleurir

Alors dans les miroirs y a des mots qui résonnent
Comme un destin tout neuf qui ne sert à personne
Et l'on caresse encore les espoirs de bonheurs
Qui ressemblent aux prénoms que l'on connaît par cœur

Aux lettres enrubannées que l'on n'a pas reçues
Mais qu'on relit cent fois pourtant la nuit venue
A tous ces mots d'amour restés dans l'encrier
Mais qu'on n'a plus personne à qui pouvoir crier

Dans le fond des tiroirs y a des larmes qui sèchent
Un portrait du passé qui s'écorne ou s'ébrèche
Et la vie doucement referme de ses plis
Ces chemins qui s'ouvraient mais qu'on n'a pas suivis."

J'ai le coeur en bois

"
J'ai le cœur en bois
Pour réchauffer ton indécence
Et pour consumer ta résistance, ta résistance
J'ai le cœur en bois
Pour me défendre
J'ai le cœur en bois
Tendre

J'ai le cœur en bois
Qui s'enracine dans ta terre
Pour y puiser l'eau de tes mystères, de tes mystères
J'ai le cœur en bois
Mais pour te prendre
J'ai le cœur en bois
Tendre

J'ai le cœur en mer
Écartelé par les orages
Assoiffé de terre jusqu'à lécher la moindre plage
J'ai le cœur amer
Comme une larme
J'ai le cœur en mer
Calme

J'ai le cœur en pierre
Pour te bâtir des cathédrales
Qui te resteront bien après moi, bien après moi
J'ai le cœur en pierre
Philosophale
J'ai le cœur d'une
Étoile

J'ai le cœur en toi
Comme une fleur est dans sa terre
J'ai le cœur en toi
Comme un enfant dort dans sa mère
J'ai le cœur en toi
Une seconde
Comme le cœur du monde

J'ai le cœur en bois
Pour consumer ta résistance
Et me réchauffer de ton absence, de ton absence
J'ai le cœur en bois
Mais pour t'attendre
J'ai le cœur en bois
Tendre"

Y.D.

Tu as ton nom sur toutes, et je t'aime, en tout état de cause, et si un jour tu as le temps, nous écouterons la guitare qui les accompagne

[edit : et à écrire ces mots, à laisser partir à nouveau tout mon coeur vers toi, les nuages s'écartent encore, et ce ciel de pluie et de tempête relaisse à nouveau passer la lumière et la chaleur d'un soleil d'automne... et cela fait des années que c'est ainsi, des années que l'amour qui brûle arrête la pluie et écarte les nuages, et c'est la vie qui continue à me dire "aime le encore, tu vois, je te suis", je t'aimerai encore puisque la vie elle même ne me contredit. /edit]
Par ganja - Publié dans : du coeur
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